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LES EXIGENCES DES ECOLOCROQUES / P1C2E13

P1C2E13 (Partie 1 / Chapitre 2 / Episode 13)

LES EXIGENCES DES ECOLOCROQUES / P1C2E13

  C’est l’histoire où Victor et Clémentine envoient à
La Lanterne du Fort l’article qui expose  les exigences des Ecolocroques.

  Mardi 19 avril
Midi

La Lanterne du Fort

  - Monsieur Malfort ! Monsieur Malfort !! Un mail… Je crois que c’est eux !!!

Jules Mouchoir a réagi au bip de l’ordinateur qui annonce l’arrivée du message et a ouvert le dossier correspondant en deux clics de souris.

  Tout le monde se précipite vers l’écran annexe, Eusèbe regarde celui de son bureau. 

  « Bonjour à nos amis journalistes de la Lanterne Matoise du Fort Subreptice,
« Bonjour à tous nos amis…

  (Jules Mouchoir ouvre la pièce jointe : la photo de Victor et de Clèm dans la bibliothèque du sous-marin. Victor, sans ses moustaches, ce qui aurait frappé ses amis mais ne surprend pas outre mesure Eusèbe, éloigné des affaires par sa retraite, Victor donc, est assis devant son ordinateur. Derrière lui, Clèm regarde l’objectif. En fond, les rayons protégés de portes grillagées de la bibliothèque)

  « Clémentine-Esméraldine Kaligourian et Victor Bourriqué s’adressent à vous depuis le Hai II en plongée quelque part au large des côtes de l’Europe.

 
« Pour nos amis, nous devons dire que nous allons bien et que nous sommes traités en hôtes, et non en prisonniers.

  « Vendredi dernier, après la séance de photos dont vous avez déjà apprécié les résultats, le Hai II a été rejoint par deux petits bateaux de pêche. Des panneaux ont été ouverts dans le pont du sous-marin et nous avons pu assister au transbordement de deux « colis » qui, nous a-t-on dit, étaient destinés à une base secrète près de Gibraltar. Ces colis, lourds et volumineux cylindres métalliques,  étaient, si j’en crois nos hôtes, deux bombes thermonucléaires… Deux bombes H.

 
« Le Hai II est ensuite reparti en plongée  et a été rejoint au large du golfe de Gascogne par un autre sous-marin, plus petit, chargé de faire la navette avec la base française de l’organisation, et d’y ramener à la fois du personnel et un haut responsable, le Numéro Trois de l’organisation des Écolocroques, qui jusque là nous accompagnait.

  « Nous sommes alors repartis en plongée en direction du Nord, sans que de nouvelles indications nous aient été fournies quant à notre destination. 

 
« La perception que nous avons du temps est assez vague : la vie à bord d’un sous-marin est forcément artificielle. Toutefois, nous savons que nous avons navigué environ trente heures entre la livraison des bombes et le rendez-vous avec l’autre sous-marin. Nous avons calculé que cela devait représenter 1700 km à une vitesse d’environ 50 à 55 kilomètres heure, ce qui semble considérable. Mais cela rejoint les quelques indications que nous a données le Numéro Un.
Nos calculs nous situent à peu près à 650 kilomètres de ce dernier rendez-vous.

Voici quelques minutes, notre sous-marin s’est immobilisé, et il y a eu un grand bruit. D’après notre « ordonnance », Vladimir (qui a été mis à notre service et se montre très dévoué), cela correspondrait au lancement d’un missile…

Nous n’avons pas reçu confirmation de cette nouvelle.

Clémentine affirme maintenant avoir entendu un bruit correspondant dans la nuit de jeudi à vendredi…

  « Pendant notre temps libre, et selon les prescriptions du Numéro Un, nous travaillons dans la bibliothèque du Hai II, à la fois pour rédiger les présents articles, et y découvrir les curieux ouvrages qu’elle renferme, et qui vont de la philosophie à la philosophie politique en passant par des carnets relatant d’étranges découvertes qui auraient été faites en anthropologie par certains chercheurs dont se sont inspirés les Écolocroques, ou qui ont collaboré avec eux. Pour ceux que cela intéresse, nous avons trouvé là des oeuvres de Steiner, du baron von Sebottendorf et de quelques autres. Quelques ouvrages semblent avoir été lus attentivement, d’autres sont comme neufs, beaucoup sont simplement manuscrits. Des livres, qui nous ont semblé liés à diverses formes d’occultisme, comme ceux d’Aleister Crowley[1] ou de Gurdjieff[2], sont également présents sur les rayons, ce qui traduit un grand éclectisme de préoccupations. Et bien sûr, on y trouve les documents techniques et scientifiques qui sont sans doute utiles à bord d’un sous-marin nucléaire.

(Lorsque la rédaction du communiqué avait été terminée, le Numéro Un était entré dans la bibliothèque :
- Je vois que vous avez travaillé, avait dit le Numéro Un en lisant le projet imprimé qu’il avait pris sur la table de travail de Victor et Clèm… Pas mauvais vos calculs… C’est bien, vous pouvez les laisser…)


« Toutes ces informations nous ont été libéralement fournies par le chef suprême, le Numéro Un,
(Bien, très bien, cher collaborateur ! Rire de satisfaction : mais n’oubliez pas les instructions que je vous ai données…) qui dirige en personne l’expédition présente et qui nous a transmis directement la suite des demandes, ou des instructions, comme on le voudra, que les Écolocroques présentent à la communauté internationale et qui suivent. 

  
 « Mais laissons-le parler, voici le message qu’il nous demande de vous transmettre (Ach ! Très bien, voyons si vous avez bien noté…) :

 

« Peuples de la Terre, de Notre Terre



« Afin de préserver la survie de cette Terre, que nous plaçons au-dessus de tout, nous avons mis sur pied une organisation dotée de puissants moyens. Cette organisation est d’abord restée clandestine, silencieuse, secrète. Mais l’heure est venue pour nous de paraître au grand jour : l’urgence est là.



LaTerre a besoin de nous.


 « C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de montrer aux Puissances qui ravagent la Terre que notre Puissance égale largement la leur.

« Ces Puissances se partagent le pouvoir d’agir à la surface de la Terre.

« Notre Puissance à nous n’est destinée à rien d’autre qu’à les dissuader de nous contrecarrer dans nos actions. (Rire de satisfaction du Numéro Un…)

« Sans notre Puissance, les Etats nous auraient déjà écrasés.

« Or, nos décisions et actions sont prises et menées pour le bien de la Terre.

« Elles sont donc bonnes, indiscutables et sans recours. (En rédigeant d’après ses notes et après avoir vérifié discrètement qu’aucune caméra ne surveillait son écran, Victor avait écrit en commentaire : « Attends qu’on s’occupe de toi ! » Puis il avait lancé un clin d’œil à Clèm qui lisait par-dessus son épaule et il avait effacé la phrase)

  « Dans un premier temps, comme je l’ai dit, nous avons montré notre force. Bien sûr pour ne pas avoir à nous en servir.

  « Cependant chacun sait combien les Puissances, qu’elles soient politiques, économiques ou religieuses, qui se partagent les pouvoirs ont abusé de ces pouvoirs, au point de mener

la Terre au bord du gouffre final où toute vie disparaîtra. Par inconscience, bêtise, avidité, fanatisme ou égoïsme. Leur destin serait logiquement de disparaître.

(De la bouillie pour les chats avait commenté Victor à l’écran.)

« Toutefois nous sommes conscients de ne représenter que la minorité agissante d’une élite de conscience. (Ça c’était une phrase de Clèm qui l’avait proposée à haute voix avec un sérieux imperturbable.)

« Nous avons donc besoin de laisser au moins temporairement les pouvoirs en place gérer le quotidien de la vie des sociétés humaines. Nous leur laisserons donc gérer ce quotidien.

« Mais nous veillerons. (Et nous alors ! avait commenté Victor)

« Notre vigilance s’exercera à leur encontre de manière impitoyable.

« Ceci constitue une mise en garde solennelle : pas d’arrogance, pas de ruses, pas de trahison à notre égard.

« Les peuples savent où est la survie et, avec nous, ils veillent.

« Quant à ceux des Pouvoirs qui ne comprendraient pas où est la Vie, où va la Terre, où veut aller la Terre, ils seront réduits en poussière sans aucune pitié.

 « L’humanité tout entière doit maintenant savoir clairement, car elle le sait déjà obscurément, qu’il n’est point de salut en dehors des conditions que nous posons. Le déclin, la décadence, la déchéance nous guettent, guettent

la Terre dans son entier si notre Ordre n’est pas suivi car il est le seul qui permette de sortir du gouffre vers lequel nous dérivons.

« Et nous, nous refusons la décadence.

« Nous lui préférerons l’Apocalypse. (Tant qu’à faire… avait commenté Clèm.)

« Sachant que sans l’application de notre plan la Terre est condamnée, nous n’hésiterons pas à exécuter des menaces qui ne feront que hâter une fin sinon inéluctable.

  « Nous y sommes déterminés.

  « Nos conditions sont les suivantes (Vous soulignez, a précisé le Numéro Un) :

  « Elles concernent d’abord nos territoires :

·              Base de

la Marée au Petit Port dite Agotchilho, dont l’indépendance sera officiellement reconnue et garantie dès aujourd’hui par

la France,
·              Base de Punta Camarinal, dont l’indépendance sera officiellement reconnue et garantie dès aujourd’hui par l’Espagne,
·              Base d’Andøya, dont l’indépendance sera officiellement reconnue et garantie dès aujourd’hui par

la Norvège,
·              Base de l’archipel des Chonos, dont l’indépendance sera officiellement reconnue et garantie dès aujourd’hui par le Pérou,
·              Tout le Groenland, qui sera rebaptisé Nouvelle Thulé, dont l’indépendance sera officiellement reconnue dès aujourd’hui par le Danemark, et où, en particulier, notre capitale, sanctuaire des sanctuaires, sera implantée dans notre Centre de Haystack. 

  « Cette dernière implantation ainsi que toutes les autres sera reconnue et garantie  dans les plus brefs délais par la communauté des Nations Unies réunie dès demain en session extraordinaire.

  « Tous ces territoires sont de très faible intérêt économique et leur perte n’appauvrira pas notablement les états concernés. Leurs habitants lorsque nous le souhaiterons, seront déplacés et relogés par leur communauté nationale dans un délai de quinze jours. Ils seront alors indemnisés par les soins de leur communauté nationale. C’est la communauté internationale qui indemnisera le Danemark pour la perte du Groenland. D’où seront bien sûr évacuées à minuit GMT toutes les bases militaires qui y sont installées, à commencer par la base américaine de Thulé.

« Lorsqu’elles existent, les communautés ethniques particulières qui vivent ou occupent ces territoires pourront se placer sous notre protection. En tant qu’espèces protégées.

  « Ceci constitue notre clause de sauvegarde fondamentale. C’est un préalable qui ne peut être discuté ni ajourné. Il y va de notre espace vital ! (ajoutez : notre « Lebensraum », a insisté le Numéro Un, et écrivez-le Lebensraum !). C’est-à-dire de la réussite de notre projet, indispensable, nous le répétons, à la survie de la Terre. Nous n’hésiterons donc pas à mettre en application les sanctions annoncées hier.
 

Bases Bases Ecolocroques

Ecolocroques

 



 
 












« Sont également considérés comme sacrés tous les éléments de notre flotte, grands ou petits, qui s’identifieront par notre pavillon décrit en annexe.

« Toute tentative d’usurpation de ce pavillon sera considérée comme une atteinte directe à notre dignité et sanctionnée de manière radicale.

  « Ces conditions étant remplies, nous pourrons aborder le fond de ce qui constitue notre motivation profonde : l’avènement de la Terre Propre (tu parles !) à laquelle chacun de nous aspire.

 

La Terre par-dessus tout,
ne l’oublions pas, ne l’oublions jamais.


 

« Surpopulation, destruction d’espèces sauvages en voie de disparition, surindustrialisation, pollutions diverses, gaspillages… Notre dessein est d’y mettre bon ordre. Quelles que soient les «Résistances » qui ne manqueront pas de se manifester et qui, par leur archaïsme sénile et intéressé, porteraient à rire si elles ne risquaient de ralentir le mouvement du Monde vers une Écologie enfin efficace. Nous les ignorerons pour l’instant et conserverons le canal de communication que nous avons ouvert (J’espère bien… Sinon… Ça, c’est Vladimir qui l’avait tapé en passant une main par-dessus l’épaule de Victor après avoir demandé : vous permettez ? à l’intention d’une indiscernable caméra d’observation). Et nous sommes certains de les convaincre de la justesse des mesures que nous envisageons.


 

« Dans un premier temps, donc, nous exigeons la reconnaissance des Droits des Espèces Primates Évoluées : les DEPE. Comment admettre que se multiplie une humanité misérable et scrofuleuse, qui se débat dans la médiocrité de son destin alors que les splendides représentants d’une vie originelle féconde continuent d’être massacrés pour le plaisir de quelques-uns, ou pire, pour pourvoir à la nourriture de bouches inutiles ? La beauté de la Terre réside-t-elle dans le loup souple et subtil ou dans le troupeau des moutons bêlants qui traînent leur suint sur des pentes sauvages à seule fin de nourrir un autre troupeau non moins bêlant à la date rituelle dont ont décidé un imam méprisant  ou un vague comput pascal ?

La Terre par-dessus tout ! Que vive le loup. Que vivent nos Primates Évolués.


(Clèm s’était écriée malgré elle : C’est louf cette histoire, et le Numéro Un, confirmant qu’ils étaient bien observés, lui avait dit en relisant : Eh oui, chère amie, c’est louf, mais peu importe, plus les choses sont improbables et mieux elles sont admises. De toutes façons… Et il en était resté là, mais le sous-entendu s’était glissé dans la conscience des trois complices comme le grignotement heurté de l’horloge de la mort dans une jambe de bois.)

« Les gouvernements disposent d’un délai de huit jours pour édicter des règles de protection puis d’assimilation progressive à leur population des Primates Évolués qui vivent sur leur territoire et dont la liste sera fournie en annexe.

  « Dans un même ordre d’idée, et pour prolonger l’action précédente, les gouvernements disposent d’un délai de huit jours pour édicter des règles de contrôle drastique des populations sous-développées, rurales ou urbaines, excédentaires ou marginales, et de leur reproduction. Ou nous procèderons nous-mêmes et de manière radicale et définitive à leur destruction. La liste de ces populations sera définie ultérieurement. (Retour de la Solution Finale, c’est sinistre… avait tapé, puis effacé, Victor)

 
« Surindustrialisation et pollution, consommation aberrante d’énergie, loisirs prônés comme idéal de comportement… Parce que cela, n’est-ce pas, constitue un moteur économique. D’une économie qui vit pour elle-même. Et qui a oublié la Terre.

  « Les déplacements jugés inutiles seront prohibés. Chacun devra bâtir sa maison de ses mains. Il en tirera satisfaction et fierté. Cela constituera une alternative enrichissante aux loisirs absurdes qui sont imposés comme modèles parce qu’ils sont des moteurs de consommation : on ne travaille plus que pour organiser ses loisirs, pour échapper au travail ! On travaille plus pour gagner plus pour s’amuser plus ! Il faut travailler plus, mais pour travailler plus ! Parce que le Travail, c’est la Liberté !
 
« L’énergie sera interrompue un jour sur deux par décision officielle et sur toute la Terre. Toutes les formes d’énergie devront être arrêtées, suspendues, éteintes. Là où le froid l’exigera, il sera possible de se chauffer. Au bois. Seulement au bois. Ou en usant d’une source d’énergie renouvelable. L’énergie humaine sera remise à l’honneur, ce qui valorisera les populations inutiles ou parasitaires : pourquoi consommer de l’énergie dans un moteur alors qu’une manivelle ferait le même travail en occupant un, deux, voire dix ou vingt chômeurs ? On a trop oublié le slogan marxiste : prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! Nous les unirons à la manivelle, dans un même effort ! Et dans la vraie définition de leur qualité profonde, qui est de disposer de la juste quantité de ressources nécessaire à l’entretien et, si besoin, mais seulement s’il est besoin, à la reproduction de leur force de travail ! Halte au gaspillage ! Si dans un délai de quinze jours nous observons des manquements à cette règle nous interviendrons. Quinze jours. Cela devrait suffire pour mettre sur pied l’organisation nécessaire. (Ça nous laisse quinze jours pour agir, avait tapé Vladimir par-dessus l’épaule de Victor), (avant cela nous serons les Maîtres, avait grincé le Numéro Un en relisant, mais ça va les occuper).

  « D’autres indications et d’autres exigences suivront très bientôt.

« Nous attendons avec impatience les premiers résultats de cette action. La Terre elle-même attend ces premiers résultats.

La Terre malmenée par une humanité déréglée, irresponsable, malsaine !

 

«  La Terre avant tout…
Die Erde über alles


  « Les annexes concernant, la définition du pavillon des Écolocroques, la liste des Espèces Primates Evoluées et la liste des populations inutiles seront publiées ultérieurement.

  (Chers amis, je suis content de vous !!! Diffusion immédiate !!! s’était écrié le Numéro Un en brandissant les feuillets avant de sortir de la bibliothèque. Et il s’était retourné pour ajouter : Et bravo pour votre influence, Vladimir. Et celui-ci avait répondu :
- Vous savez que j’aime écrire, Monsieur. J’apprécie particulièrement de collaborer avec des professionnels dans l’expression de vos exigences.)
 

Au journal, la lecture s’est faite dans un silence consterné :
- Ils sont complètement fous, ou bien ils ont autre chose derrière la tête, finit par dire Eusèbe…
C’est alors que le téléphone a sonné…
 


[1] Edward Alexander Crowley (12 octobre 1875 à Leamington Spa1er décembre 1947 à Hastings), dit Aleister Crowley, est un écrivain et occultiste britannique. Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie, était un grand admirateur d’Aleister Crowley.

[2] Georges Ivanovitch Gurdjieff est une figure célèbre de l’ésotérisme. Né à Alexandropol, aujourd’hui Gyumri, en Arménie, en 1877 (mais la date reste incertaine). Décédé le 29 octobre 1949, à l’hôpital américain de Neuilly, il est enterré au cimetière d’Avon en Seine et Marne. Sa vie jusqu’en 1914 est connue seulement par la légende que lui-même ou ses disciples ont su construire. De grands esprits comme René Daumal et Luc Dietrich ou plus tard Pierre Schaeffer, l’inventeur de la musique concrète, suivent un temps Gurdjieff, mais c’est aussi le cas du théoricien occulte du nazisme et second “maître à penser” de Adolf Hitler après la mort de Dietrich Eckart, Karl Haushofer. Plus près de nous, Marie-Madeleine Davy y fait référence.

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