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AMOUR, AMOURS… / P2C3E7

P2C3E7 (Partie 2 / Chapitre 3 / Episode 7)

 
N° 130 / AMOUR, AMOURS… / P2C3E7

 
C’est l’histoire où Rébéquée, en plein spleen après la disparition d’Arthur, évoque ses amours et les amours, avant que ne soit capturée une Amazone meurtrière.

  Lundi 6 juin
9 heures
Agotchilho

 
Quand le centre de gravité se trouve déplacé en dehors du triangle de sustentation, disait son prof de physique, au lycée (mais comment s’appelait-il ? C’était Maurice, mais Maurice comment ?) (on avait fini par l’appeler Bermudes), on se casse la gueule !

  Et Rébéquée, qui se croyait inébranlable, entre ses amours, ses amis, et son job, vacille sur ses bases. Le lien, la force de cohésion, le fluide secret qui cimente les trois pierres angulaires sur lesquelles repose toute sa vie, se trouve affaibli, presque dissous : Arthur a disparu.

 
Et depuis, Rébéquée a souvent l’impression de tourner en rond…

  Bien sûr, c’est flagrant pour ce qui concerne son travail : elle organise et réalise, ici, ce qu’Arthur impulse par ses recherches et ses projets, au bout du monde. Il retrouve ce que la malveillance avait caché pour fonder sa puissance, et le restitue à qui en a le plus besoin. Il met en œuvre le savoir oublié de ceux qui, depuis toujours, ont été rejetés, écrasés, oubliés, détruits, réduits à s’enterrer eux-mêmes comme des déchets ou des cadavres, pour sauver les descendants de ceux-là mêmes qui ont participé à leur rejet, tout en protégeant la source de ce savoir…

 
La disparition d’Arthur remet en cause son travail à elle en rendant plus aléatoires ses ressources, au moment où elles s’avèrent fragiles : deux ans n’ont pas suffi à inventorier la totalité des stocks cachés par les Écolocroques, qu’il faut traquer d’un entrepôt secret à l’autre et insérer dans le réseau qui assurera leur mise en œuvre, leur transformation, leur conservation, leur distribution… Les usines dans lesquelles les Goums produisent de la nourriture pour pallier aux besoins que la catastrophe climatique en cours fait naître en sont à peine à leur mise en route. Les populations affamées commencent tout juste à être recensées, l’ampleur du mal à apparaître, et la logistique de distribution se trouve en plein développement… 

  C’est tout cela qu’Arthur laisse en friche. Et comme tout cela était mené sous le sceau du secret, soutenu implicitement par des organismes internationaux dont seuls quelques responsables connaissent les tenants et les aboutissants, il est difficile d’en faire état… Officiellement, ce « travail » n’existait pas, les Goums n’existent pas, les anciennes bases des Écolocroques, « exterritorialisées », n’existent pas… et cependant, tout cela constitue l’ensemble le plus cohérent et le plus utile qui soit à la survie d’une bonne part de l’humanité.  

 
Et Rébéquée a beau se dire que l’existence de ce qu’elle appelle le « réseau de soutien à la survie de l’espèce humaine » n’est pas plus occulte ni abstrait que celui de la finance internationale qui présidait à la distribution des pouvoirs « avant », elle sait bien que son caractère secret le fragilise totalement et le place à la merci de cette menace obscure qui semble l’avoir pris pour cible. Et qui semble prolonger directement la malveillance et la nuisance qui ont provoqué la dernière catastrophe en date, qu’elle se reproche sourdement de n’avoir pu éviter…

  Que ni elle ni ses amis n’ont pu éviter…

 
Ses amis…

  La vieille douleur du souvenir de Jules… Et tous les autres, étroitement serrés autour d’Arthur, ses amis les plus proches, les plus fidèles, ceux sur lesquels elle compte et qui comptent sur elle, ses amis, Amaïa, si intime et tellement lointaine, les Goums avec qui elle passe plus de la moitié de sa vie maintenant, qu’elle sent si demandeurs, si avides de cette aide qu’ils appellent, pour survivre, ces amis qui comptent sur son discernement, qui lui donnent tout leur savoir, qui lui ouvrent leur mémoire, ce qu’ils ont de plus précieux… Leur Mémoire…

 
C’est à elle d’abord, qu’ils s’adressent. Elle constitue leur interface directe avec le monde extérieur, appuyée sur le petit groupe « des Malfort », depuis Eusèbe jusqu’à Victor, depuis Jeanne jusqu’à Clémentine, Clèm, « sa plus belle amie », centrés sur Béatrace et Arthur, bien sûr, Arthur… avec Tijules…

Ses amis… 

  Et Hélène…
 
Ses amours…

  Assise derrière son bureau entièrement refait à l’entrée de l’usine souterraine d’Agotchilho, Rébéquée se laisse aller à rêver, les coudes appuyés sur le sous-main de cuir qu’elle a récupéré sur l’ancien bureau de Jules, au Petit Matois…

 
La lumière crue des néons éclaire en contrebas les wagonnets d’algues fraîchement déchargés d’un bateau goum et poussés par la motrice diesel jusqu’au quai où ils seront vidés, pesés, triés, et acheminés vers les cuiseurs où ces algues seront transformées en soupe, en farine ou en ingrédients divers, selon les recettes et les procédés qu’elle a élaborées avec Amaïa et les cuisiniers goums…

  Le retour de Clèm et de Victor après leur enlèvement par les Écolocroques, choqués, silencieux, refermés sur eux-mêmes, avec seulement cette lueur de tendresse vers leurs amis et cette impossibilité d’évoquer leur claustration… La joie de Béatrace, très vite enceinte qui les force à s’ouvrir par la contagion de son bonheur, et qui les libère de cette oppression, un jour mémorable où ils se retrouvent tous dans la petite maison qu’elle est en train d’aménager avec Arthur, tout en travaillant durement à « sauver le monde », comme elle le proclame dans la folie de sa joie…

C’est l’un des jours très rares où Amaïa avait accepté de venir « dans le monde des Goumyôs », comme elle le disait, et où elle s’était même « déguisée en Itzal », dans une longue robe lamée or, montée sur des talons de dix centimètres qui la faisaient si grande que le plafond en était trop bas !

Elle avait fait un triomphe !

Et c’est ce même jour qu’en la regardant bien en face, elle, Rébéquée, Amaïa avait félicité Béatrace pour cette grossesse qu’elle annonçait triomphalement, en disant que grâce à elle, Rébéquée, et à son intervention auprès de scientifiques choisis les Goums pourraient peut-être un jour retrouver leur fertilité et revivre…

 
Ce qui avait déclenché les larmes silencieuses d’Hélène, appuyée sur son épaule et l’avait, elle, Rébéquée, plongée dans un total désarroi…

  Alors, Vic et Clèm avaient « ouvert les vannes », « vidé leur sac », et tout le monde s’était retrouvé en larmes, dans les bras de tous, sous le regard tutélaire d’Amaïa impassible dans sa longue robe lamée d’or. 

 
Mais nous savions maintenant à quoi nous en tenir sur son compte et personne n’avait pris cette impassibilité pour de la froideur.

  Le lendemain, Amaïa, nue cette fois, venait voir Rébéquée pour lui annoncer qu’elle avait parlé à Béatrace et qu’elles avaient organisé (dans le langage d’Amaïa) « la fécondation d’Hélène qui semble souffrir d’un mal d’enfant que tu ne peux satisfaire seule » ! 

 
Rébéquée se souvenait du charme des drogues d’amour des Goums, qui l’avaient amenée à séduire tendrement Hélène sans que ni l’une ni l’autre n’y prenne garde. 

  Connaissant les réticences et les pudeurs des Goumyôs, Amaïa avait suggéré ni plus ni moins à Béatrace que de « prêter » Arthur à Hélène et à Rébéquée pour « parvenir aux fécondations souhaitées ». Ni plus ni moins. Et Béatrace avait accepté « avec enthousiasme » avait dit Amaïa, qui offrait d’organiser l’opération avec le plus de discrétion et de délicatesse possible pour éviter toute séquelle psychologique et tout conflit futur. 

 
Parce qu’elle n’avait pas oublié… Pas oublié… la manière dont ses semblables l’avaient traitée, elle, Rébéquée… Et que c’était en quelque sorte… un dédommagement qu’elle lui devait…

  Bien sûr, Rébéquée en était restée soufflée. Et avait conditionné sa réponse à l’acquiescement libre et sans réticences de tous les « partenaires » concernés…

 
Elle en avait parlé à Béatrace. Au téléphone. Tout de suite. Et c’est à cette occasion qu’elle lui avait raconté ce qu’il lui était arrivé, le jour où Jules était mort.

  Et puis, prudemment, elle avait insinué l’idée dans l’esprit d’Hélène, dans l’intimité silencieuse d’une nuit tendre…

 
Il fallait que tout le monde, c’est-à-dire aussi bien Eusèbe que Victor et Clèm, que tout le monde soit au courant pour que jamais ne s’élève l’ombre d’une interrogation, qu’ils se soudent absolument, qu’ils ne forment plus qu’un bloc, une unité, une « famille » au sein de laquelle toute idée de possessivité soit évacuée, où les couples soient d’affinité mais non pas d’exclusivité… 

  Cela mettait en cause la totalité d’entre eux.
 
A la grande surprise de Rébéquée, ni Victor, ni Clémentine, ni Eusèbe, ni Jeanne (que leur âge avancé plaçait hors-jeu, de leur propre dire) n’y virent le moindre obstacle lorsque Amaïa et Béatrace évoquèrent ce… projet. 

  Rébéquée, gênée, n’avait pas osé en parler. 

 
Hélène, surprise de voir que ce que son amie évoquait comme une éventualité vague et lointaine (rencontrer un homme, comme ça, en passant…) devenait une perspective précise, concrète et identifiable, fut sans aucun doute la plus bouleversée et la plus réticente, jusqu’à ce qu’Amaïa lui explique que l’on pourrait faire en sorte, la « poudre d’amour » aidant, de lever les inhibitions naturelles de chacun et de tous à un moment convenu et propice, et ainsi, de parvenir au résultat recherché durant ce que Béatrace avait carrément appelé une amoureuse et tendre partouze où chacune et chacun serait convié à faire de son mieux pour satisfaire les autres, et en particulier Hélène « qui en avait le plus besoin ».

  Il devrait néanmoins en ressortir une totale liberté ultérieure des uns par rapport aux autres. 

 
Et si la poudre d’amour des Goums avait été bien nécessaire la première fois qu’ils s’étaient rencontrés, dans les appartements annexés au bureau N°1, son usage n’avait plus été utile par la suite, chacun rencontrant chacune à sa guise (et réciproquement), et Clèm se mettant même à apprécier l’attachement que Rébéquée n’avait pas pu s’empêcher de lui manifester, et un plaisir certain à retrouver à l’occasion l’OGM[1] d’Arthur !

  Bien sûr[2], Béatrace avait continué à vivre avec Arthur (lorsqu’il était là) dont elle seule pouvait (disait-il) apaiser les angoisses que faisait naître en lui l’immensité de sa tâche, Clèm était restée la fidèle amante de Victor dont elle entretenait tendrement les moustaches, et Rébéquée se trouvait toujours ravie de partager la vie d’Hélène, même s’il s’était avéré plus difficile que prévu de parvenir au résultat recherché, et que Victor y avait lui aussi apporté sa contribution…

 
Et les amis avaient peu à peu dérivé pour devenir les amours, les deux piliers se soudant de plus près qu’il n’est ordinaire, ce qui leur avait sans doute permis de comprendre un peu mieux l’aspect fusionnel de la vie des Goums qui partageaient depuis des millénaires une façon de vivre un peu similaire.

  Mais Arthur a disparu…

 
Un bruit fait sursauter Rébéquée : le petit train vidé de ses algues repart, remplacé par un autre, de crabes celui-là. Six wagonnets correspondant au chargement d’un bateau, six fois deux mètres sur un pour une hauteur d’un mètre cinquante. 

  Rébéquée est particulièrement fière d’avoir mis au point ce système de pêcherie : les cales des bateaux contiennent cinq réservoirs d’une dimension égale dans lesquels sont vidés les casiers placés sur les lieux de pêche (pour certains directement dans l’avant-port, au débouché des effluents de la cité souterraine dont ils forment le bataillon des éboueurs). A quai, une petite grue sort les réservoirs de la cale. Leur fond escamotable s’ouvre au-dessus des wagonnets qui à leur tour basculent dans l’un des vingt et un grands réservoirs de six mètres sur six capables de recevoir la pêche des trois bateaux continuellement en service. Chaque pêche séjourne une semaine dans chacun des réservoirs, semaine au cours de laquelle s’effectue le « tri » : seuls survivent les crabes les plus forts. Les blessés, les petits, les faibles ou toutes les autres espèces que celle des crabes noirs, qui sont recherchés, se font bouffer impitoyablement. 

 
Au bout d’une semaine, une trappe permet aux crabes sélectionnés de migrer dans un réservoir dit « de rinçage », où un parfum « spécial goum », fait d’une infusion d’algues, les attire irrésistiblement. Le réservoir initial est vidangé et lavé tandis que le réservoir « de rinçage » se métamorphose, par l’addition d’une petite quantité d’une autre infusion spéciale, en réservoir « d’abattage » dans lequel les crabes meurent instantanément.

Ils sont alors évacués par la large vanne de la trémie qui constitue le fond de ce réservoir final unique, vers l’usine de transformation où certains seront conditionnés en boîtes, tandis que d’autres, cuisinés, deviendront des soupes diverses. Les déchets retourneront dans l’avant port nourrir… les crabes qui fourmillent autour des casiers, etc… 

  Mais pour l’heure, c’est le petit train de wagonnets qui passe devant ses yeux, poussé par la petite machine diesel… Et Rébéquée voit bien la silhouette de la conductrice vêtue de sa combinaison blanche… Elle la connaît bien, Gaouâ, la petite femme trapue, si fière d’avoir été mère il y a quatre ans « du temps où c’était difficile », et de sa fille « qui sera forte et solide »… Gaouâ et son front bas, son air obstiné, ses gros seins et son gros cul, qu’elle a du mal à contenir dans sa combinaison (faudra que je fasse fabriquer des combinaisons spéciales : la coupe ne leur va pas du tout), Gaouâ, coiffée de petites tresses au milieu de carrés de cheveux tirés, comme des tire-bouchons qui soulèvent comiquement sa charlotte…

 
Rébéquée a un moment d’hésitation, puis de surprise, pour ne pas dire de stupeur : cette mèche blonde qui s’échappe de la charlotte… Et cette silhouette… Mais enfin, ce ne peut pas être Gaouâ !

  Les vitres du bureau de Rébéquée dominent tout le vaste hall et elle utilise parfois des jumelles pour voir ce qui s’y passe. Tiroir du haut… Confirmation : ce n’est pas Gaouâ et ce n’est pas une autre Goum : ce n’est pas une Goum !!!

 
Pour éviter les problèmes liés à la curiosité des journalistes ou à l’absence de toute force de police à Agotchilho (le revers de l’exterritorialité !), Rébéquée a fait organiser par Amaïa et Nouye une « force de l’ordre », composée d’hommes et de femmes dont le physique n’est pas trop nettement goum et qui parlent plutôt bien le français.

  Ces « gardes », vêtus d’un uniforme paramilitaire bleu hirondelle couvert d’une ample cape plombée et armés d’un bâton blanc perfectionné copié du makila basque, n’ont presque jamais eu à intervenir, sauf au début, la première année, lorsqu’ils ont relevé les forces initialement déployées par l’ONU pour désarmer et protéger le site. 

 
Une incursion de cambrioleurs, trois visites de journalistes en quête de sensationnel, d’innombrables curieux en promenade. Deux postes de garde sur les accès routiers, des patrouilles le long de la haute clôture de barbelés électrifiés impénétrables, deux postes qui ferment la zone du port où sont confinés les équipages des navires en transit… Et un poste à l’entrée de l’usine… C’est celui-là qu’appelle Rébéquée.

  Le makila de ceux-là est pourvu d’un dard du genre de celui que portait Mouye à Thulé : un narcotique foudroyant le transforme en arme redoutable.

 
Rébéquée voit les deux femmes en service à ce poste se glisser de chaque côté des wagonnets qui progressent lentement sur le quai pour rejoindre leur point de déchargement. Tout va très vite : le train s’arrête, sa conductrice en descend, évidemment soucieuse de ne pas se faire remarquer. Les deux gardes ne sont plus qu’à quelques mètres du tracteur et bondissent pour l’interpeller. La conductrice lâche alors l’étui cylindrique qu’elle tire derrière elle, sort de sa poche un couteau dont elle fait jaillir la lame et le lance d’un seul geste à la plus proche des gardiennes, celle qui se trouve de son côté du convoi. Atteinte à la gorge, la gardienne s’écroule tandis que l’autre bondit entre les tampons du tracteur en dégainant l’aiguillon de son makila, dont elle frappe au bras l’intruse qui s’écroule à son tour.
  - Alerte au poste d’entrée !! Alerte au poste d’entrée !! clame Rébéquée dans le micro de son bureau. 

 
L’appel, diffusé dans toute l’usine et au bureau N°1 fait accourir le service de secours et des renforts de sécurité…

  Une heure plus tard, Amaïa, Nouye et tous « les Malfort »[3] présents se pressent autour des civières sur lesquelles sont attachés deux corps : le cadavre égorgé de la gardienne, et l’intruse inconsciente, dont l’opulente chevelure blonde, libérée de sa charlotte, coule presque jusqu’à terre.

 
- Laissez-la moi… grogne Béatrace, les moustaches hérissées. Je vous jure que si elle sait quelque chose d’Arthur, elle me le dira !!!
- Elle nous revient, s’oppose Amaïa, la main levée. Elle a tué au moins l’une des nôtres… Au moins…
Et tous de penser à l’ébéniste de Marinoval, mais surtout, à Mouye : l’étui cylindrique, ouvert, recèle un arc démonté en trois parties, deux branches de bois courbé qui s’ajustent dans un manchon central, et un carquois renfermant quatre flèches à pointe d’argent marquées Hybris…

  Eusèbe propose d’attendre que Victor et Ravot soient là avant de l’interroger, en présence de tous.
 
- Ranime-la, dit Amaïa à Nouye en posant la main sur la poitrine de la captive pour en prendre possession. Et veille à ce qu’elle ne se suicide pas. Nous les attendrons au trône d’Ôoumloc.

  Elle sort dans le silence, l’abîme au fond des yeux.
 


[1] Organisme Gros Module. Pour ceux qui ont oublié le début. (P1C1E2)

[2] Bien sûr, parce que la question ne s’est même pas posée à nos héros, c’est une question de lecteur, ça, et c’est pour ça que j’y réponds.

[3] Vous comprenez maintenant ce que signifie la « famille Malfort », dont Clèm et Victor font, bien sûr aussi bien partie que Rébéquée et Hélène !

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