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POLICE SCIENTIFIQUE / P3C1E30

P3C1E31 (Partie 3 / Chapitre 1 / Episode 31)

 
N°176 / POLICE SCIENTIFIQUE / P3C1E30

 
C’est l’histoire où l’inspecteur Lepif et le commissaire Ravot tentent de comprendre les résultats des investigations qui ont été faites sur les cadavres d’Hilarion-Jovial de Sainte Fouillouse et de Félicien Belcoucou.


  Lundi 13 juin
11 heures
Commissariat de Saint Tignous sur Nivette

 
Ravot n’est pas resté pour « assister » à la naissance. Un peu gêné par cette proximité amicale-amoureuse extrême, il a rejoint son commissariat où le travail s’accumule, et il reprend les journaux dispersés sur son bureau dans le désordre où il les a laissés hier.

 
D’abord, la Lanterne.

Victor a donné des indications à Mouchoir qui a rédigé le parfait petit article de convenance, publié samedi :


  Saint Tignous sur Nivette en deuil

  Nous apprenons la mort de deux des personnalités les plus importantes de notre cité : les corps de Monsieur Félicien Belcoucou, notre maire, et de Monsieur Hilarion-Jovial de Sainte Fouillouse, Conseiller en matière d’économie électorale, ont été retrouvés hier près de l’hôtel Marengro. Les circonstances dans lesquelles ces deux élus ont été assassinés, car il s’agit d’assassinats, n’ont pas encore été révélées par le Commissaire Ravot, qui dirige sur place l’enquête, sous l’autorité du juge Foutral, de Pau, à qui l’instruction a été confiée. Mais cette tragédie semble présenter des points communs avec celle que nous avons connue mercredi dernier, lorsque Madame de la Vorme Séchée, directrice de l’usine « Lartigo » a été tuée d’une flèche tirée par un mystérieux archer, pendant une manifestation de membres de

la Nouvelle Réna dont les élus soutenaient l’action. 

  Suit une série de photos dont certaines, classiques, d’Hilarion-Jovial et du maire serrant des mains, et d’autres, plus récentes, extraites du film enregistré par Mouchoir au cours de la manifestation, en particulier, une photo montrant la Vorme juste avant qu’elle ne reçoive la « flèche fatale », la pudeur médiatique interdisant de la montrer épinglée comme un vulgaire caporal, et une autre montrant Hilarion-Jovial et le maire frappant à coups de manches à balai les cinq malheureux policiers isolés au milieu de la foule en furie (P3C1E3). Une autre photo montre le maire en train d’inaugurer la boutique toute neuve des Écolocroques, aux côtés d’une Finette radieuse. Finette… L’Élue !

  Suit un appel à témoins, agrémenté du signalement des Amazones (grandes, blondes aux yeux bleus, parfois vêtues d’une courte tunique leur laissant les bras nus), et des photos anthropométriques de Suceprout et Humevesne, qui sont signalés comme « disparus, évadés de l’hôpital où ils étaient détenus pour des faits qui pourraient être reliés à ce drame qui frappe tragiquement notre cité ».
Suit enfin un rappel des carrières privées et publiques des deux victimes, et des « condoléances aux familles éplorées, durement éprouvées par la perte cruelle de deux hommes d’exception, dont l’un au moins était père de famille et l’autre pourrait ou aurait pu l’être s’il ne s’était pas sacrifié au Bien Public avec une abnégation devant laquelle nous ne pouvons que nous incliner. Etc… »

  Les autres journaux brodent là-dessus sans rien ajouter qu’une sauce plus ou moins faisandée.
 
Et Ravot récapitule sur un morceau de papier, pour sortir de la morosité où il se sent couler, comme souvent lorsqu’il reste impuissant devant des évènements qui se précipitent :

  1.    Six meurtres avérés en cinq semaines et les cinq derniers au cours des trois derniers jours, à savoir :
1.1.                   Luis, dans la nuit du 2 au 3 mai. Ecorché vif. Hybris.
1.2.                   Ted et Jo, enlevés le 7 juin et retrouvés carbonisés après avoir été poignardés au cœur. Coupables probables : Suceprout et Humevesne qui les ont enlevés chez Mado.
1.3.                   Edmonde de la Vorme Séchée tuée le 8 juin. Flèche. Hybris.
1.4.                   Découverte des corps d’Hilarion-Jovial (flèches, Hybris) et du maire (« énuqué » à la batte de base-ball et couvert de la peau de Luis !) le vendredi 10.

2.    Trois « enlèvements » ou disparitions :
2.1.                   Pélot, disparu depuis vendredi et qui n’est pas réapparu.
2.2.                   Humevesne et Suceprout, disparus de leur hôpital et plus que soupçonnés des meurtres de Ted et Jo.

  Si j’ajoute à « ces méfaits officiels », les assassinats « officieux » du gardien goum de Marinoval, sans parler des meurtres plus lointains de Daouj, le guide goum d’Arthur en Patagonie, de l’écorché de Guamblin, de la gardienne goum tuée à Agotchilho, de Tomie, l’Amazone capturée et tuée à son tour par Birke, sa « consoeur », elle-même coupée en deux par le Crabe !

C’est une hécatombe, en un peu plus d’un mois, et cela semble s’accélérer.

Sans compter les six flèches sanglantes de Guamblin, nous en sommes à 3 assassinats Hybris officiels et à 5 non déclarés puisque liés aux Goums d’une manière ou d’une autre. Se détachent du lot les assassinats de Ted et Jo et celui, étrange, du maire. 

 
Et puis les disparitions. A commencer par celle d’Arthur (toujours officiellement disparu), et puis celle de Gertrude Pilon, sans doute transformée en saucisses, mais sans preuve vraiment décisive (et qu’il faudrait alors comptabiliser dans les meurtres), et les disparitions d’Arnaud Boufigue et de Daniel Forpris, même si le problème est différent, et qu’il s’agit plutôt de cavales !
 
On est toujours sans nouvelles de Pélot. Le fait que ce soit une « grande blonde » qui soit venue le chercher ne laisse pas d’être inquiétant.

   Enfin, les « enlèvements » de Humevesne et Suceprout ressemblent plutôt à des évasions « assistées » très bien organisées, samedi, à l’hôpital.
 
A propos de Humevesne et Suceprout, il faut que je vérifie s’ils étaient bien présents à la manifestation, ce qui éclairerait leurs interventions sous un autre jour. Ils ne seraient plus les joyeux imbéciles, les Laurel et Hardy du crime, les porte-flingues de Messieurs les Hommes, sbires de macs cogneurs de putes dont ils ont la courte et peu reluisante réputation, mais… Mais quoi ???

 
Et Ravot trébuche dans une forêt de points d’interrogation où chaque pas en avant ajoute à l’ombre une ombre plus épaisse…

 
Et merde…

 
- Ça ne va pas, patron ?
 
Ravot relève le front qu’il avait, en un hugolien accablement, placé entre ses deux mains levées. 

 
Lepif le regarde, souriant, tout content, léger et frétillant.

 
- Ah vous voilà, vous. C’est à cette heure-ci que vous arrivez ?
- Là vous êtes injuste, patron. Je suis allé collationner les produits des investigations savantes des experts de tout poil qui ont grouillé comme des mouches sur les cadavres des édiles depuis vendredi soir.
- Et surtout d’une experte à poil roux, je présume…
Lepif prend l’air rêveur :
- J’ai même pu l’assister dans ses oeuvres, c’est vrai qu’elle est experte… D’ailleurs, elle va venir.
Il se reprend :
- Mais pas seulement celle-la… Tenez, je vais vous dire. Ce sera plus rapide que les rapports officiels, et on a besoin d’aller vite, et puis, tout ne figurera pas dans les rapports…
- Ah bon ? Et en quel honneur ?
- Mais… Parce que les Goums n’existent pas, si j’ai bien compris…

Du coup, Ravot semble s’éveiller :
- Allez-y, mon petit. Je vous écoute.

 
- D’abord, les autopsies. J’y étais, avec Amélie, qui prélevait les échantillons nécessaires avec beaucoup de soin et de délicatesse. Elles ont été réalisées dans la nuit de vendredi à samedi par le docteur Marnier, de Saint Tignous, et Milou Panosier, spécialiste de l’équipe de Catachrèse. Les analyses complémentaires ont été effectuées en ma présence (soupir) par Amélie (soupir) de samedi à dimanche dans son laboratoire d’où « on n’a pas pu s’décoller, tant il y avait d’travailleuuu »…
 
Ravot lève les yeux au ciel devant le rose qui monte aux joues de l’inspecteur à cette évocation pédiculo-arachnoïdale[1]

 
Lepif enchaîne, après avoir, lui, fermé les yeux quelques secondes sur un souvenir attendri de paillasses, de becs Bunsen et de chromatographies en phase gazeuse aux rousses courbes échevelées sur l’écran noir de sa nuit blanche.

 
Et puis il se reprend et il enchaîne :
- Je vous fais grâce des détails techniques (Ravot ricane), chromatographie en phase gazeuse et tout ça (Ravot ricane derechef)… Pour ce qui est du contenu de l’estomac, on n’a trouvé de saucisses récentes que chez Hilarion-Jovial (Lepif aime bien appeler le Conseiller en matière d’économie électorale par son prénom depuis qu’il s’est fait snober par celui-ci). Félicien (c’est le maire, que tout le monde appelle le maire, mais comme il a appelé l’autre Hilarion-Jovial, par souci d’égalité républicaine, il ne peut pas faire moins que de l’appeler Félicien), Félicien en avait absorbé, mais au moins deux heures plus tôt. Je ne sais pas encore comment interpréter ce fait. D’ailleurs, je n’interprète point encore, je constate.
- Très bien, Lepif, très bien.
- C’est ce que vous m’avez toujours enseigné, patron, rend-homagise Lepif.
- Vous êtes très bien, poursuivez…
- Second point…
- Ce sera donc le dernier ?
- Non, j’en prévois un troisième…
- Alors c’est le deuxième point, et non pas le second…
- Deuxième point (m’emmerde) : tous les deux ont eu des relations sexuelles très peu de temps avant leur mort, et des traces de sécrétions féminines ont été retrouvées dans les zones copulatoires des deux. Leur analyse a prouvé que ces traces provenaient de la même partenaire. Par ailleurs, les deux charcutiers à l’œuvre…
- Charcuterie fine, Lepif, charcuterie fine, fait remarquer Ravot un peu gêné par la désinvolture de son inspecteur qui déborde d’énergie…
- Ben on voit que vous n’étiez pas là, réplique celui-ci…
- J’ai déjà assisté à une autopsie, mon ami…
- Evidemment, évidemment… les deux spécialistes à l’œuvre donc, si vous m’interrompez tout le temps, on n’en sortira jamais…
- Si vous disiez moins de conneries…
- Z’êtes dur, mauvaise humeur du lundi matin ?
- Poursuivez, mon vieux, vous m’emmerdez avec vos incises à la con…
- On n’est pas plus aimable, vous devriez…
- Je devrais ?
- Rien, rien… (grommellement où il est question de « poireau » et de « dégorgement d’urgence »)… à l’œuvre (soupir), ont prouvé que si l’un avait éjaculé, l’autre était « resté au bord » comme à dit le docteur Marnier, « s’était fait couper les effets », comme a dit Milou Panosier, qui a ajouté « qu’il avait les couilles plus pleines qu’un jeune marié puceau qui a piqué le Viagra de son grand-père », et qu’à son âge, c’était assez surprenant. Il aurait, d’après lui, pu être assassiné en plein coït, juste au moment où il allait se satisfaire.
Autre remarque surprenante : les traces de sécrétion féminine relevées sur Hilarion-Jovial l’ont été plutôt dans les poils pubiens que sur la verge, où l’on n’a relevé que des traces de sperme. D’après les toubibs, ce serait la preuve qu’Hilarion-Jovial portait un préservatif.
Troisième point : surprise finale, le maire aurait été sodomisé. Chose très surprenante, son anus semble avoir été lubrifié par une application de vaseline, mais n’est que très peu dilaté, comme s’il avait été pénétré par un objet de petite taille. Toutefois, du sperme a été retrouvé dans son rectum. Et c’est celui d’Hilarion-Jovial.
- Pffff… fait Ravot.
- Oui, fait Lepif.

Il y a un temps de silence, où l’on essaie conjointement, dans une méditation commune, de mettre A avec B et d’analyser le résultat obtenu.

 
- La scène de crime aussi a parlé, reprend Lepif lorsqu’il pense que les informations ont bien fait leur nid dans l’arbre vigoureux des pensées de son chef, lequel hoche légèrement le chef de haut en bas, pour agiter, mais point trop, juste ce qu’il faut pour la mise en place des pensées en question : un pocco agitato ma non troppo…
 
Après un autre temps, Lepif poursuit :
- D’abord, la batte de base-ball est bien l’arme du crime. Chose curieuse, personne, ni dans l’entourage de l’un ni dans l’entourage de l’autre, ne possède d’objet de ce genre, plutôt étranger à la culture sportive du lieu. D’ailleurs, aucun des deux n’était sportif. Cependant, ce sont bien les empreintes d’Hilarion-Jovial qui figurent sur la batte, d’origine inconnue, et les traces de sang et de cheveux appartiennent formellement au maire.
Ensuite, les « éclaboussures », débris d’os, de cheveux, de sang et de cervelle mêlés qui se trouvent devant le cadavre n’ont pas pu être produites in situ. Catachrèse l’a démontré en calculant la force de l’impact qui a été nécessaire pour arracher l’arrière du crâne de la victime : si les débris avaient giclé sur place, on les aurait retrouvés un bon mètre devant le corps, c’est-à-dire sur les pans du dessus-de-lit, et non pas à trente centimètres devant le cadavre, sur la descente de lit en peau de bique, où ils étaient situés. Et il y aurait eu beaucoup plus de sang par terre que ce qu’il y avait.
Enfin, le cadavre a manifestement été tiré, glissé sur le sol, sans doute extrait d’une housse, d’après les traces que porte l’épaisse moquette, écrasée à côté du corps.
Et on n’a pas trouvé d’empreintes d’Hilarion-Jovial dans la chambre ! Le ménage normal a été fait soigneusement avant-hier, aux dires des employés de l’hôtel, ce qui explique que les seules empreintes relevées soient celles du personnel de service. Rien n’a été dérangé, ni le lit, ni dans la salle de bains. Le cadavre semble avoir poussé là, sur place, par une étrange opération du Saint-Esprit, ses vêtements… Ah oui, j’oubliais : ses vêtements : jetés en désordre, comme par une sorte d’impatience amoureuse… Mais pas de traces féminines sur le sol, pas d’empreintes, pas de sécrétions ailleurs que sur la bite du monsieur : il a baisé un ange féminin et s’est fait enculer par un angelot tombé du plafond que serait devenu Hilarion-Jovial, avant de se faire assommer à mort par ce dernier. D’après les experts et leurs évaluations et mesures, si Hilarion-Jovial avait réellement sodomisé le maire, il aurait laissé des traces nettement plus conséquentes : sans être monté comme un âne, il était cependant normalement constitué. Or, le maire, qui souffrait semble-t-il d’hémorroïdes internes bénignes, n’était pas, d’après eux, coutumier de ces pratiques, susceptibles de provoquer dans son cas de petites hémorragies. Ils pensent que le sperme a été injecté à la seringue, ce qui expliquerait le manque de « traces intrusives conséquentes », comme ils disent. La vaseline devait constituer un camouflage ou être destinée à attirer notre attention.
Hilarion-Jovial : Il a d’abord été paralysé par une flèche logée entre les vertèbres lombaires qui lui a, à proprement parler, coupé les pattes, mais sans atteindre l’aorte placée derrière. Il a ensuite reçu une autre flèche dans la bouche alors qu’il se soulevait sur les mains pour appeler. Il est probable qu’il a reconnu la personne qui lui a tiré cette seconde flèche, de face, puisqu’il n’a pas tenté de s’en cacher en se plaquant au sol. Il n’a pas été tué là où il a été trouvé : manque de recul pour lui tirer dans les reins puisqu’il tournait le dos au bâtiment, placé comme il l’était à la sortie de la petite cour où était garée sa voiture. On a retrouvé une tâche de sang sur le chemin, à l’extérieur. C’est là qu’il est mort, face contre terre, ou plutôt, la tête appuyée sur la hampe de la flèche qui lui sort de la bouche. C’est par là qu’il a saigné un peu. Il a été porté par deux personnes : il est lourd, l’animal, or ni les flèches ni ses vêtements n’ont été déplacés, donc on l’a porté par les bras et les jambes. Il a sans doute été disposé à l’entrée de la cour pour qu’on ne le trouve pas trop vite…

 
Il faut ajouter C et D aux précédents A et B, et cela mouline beaucoup sous les calottes crâniennes des deux limiers qui se regardent en hochant la tête, comme des petits chiens en carton sur la plage arrière d’une voiture familiale qui part en week-end.

 
- Va falloir que je fasse un dessin, conclut Ravot.
 
- Reste une chose, ajoute Lepif conscient d’ajouter une goutte au vase déjà plein de la patience de son chef.
- La peau de Luis, approuve celui-ci, passant outre aux craintes de son subordonné.
- Vous le saviez ? demande Lepif tout près à basculer de l’admiration dans la dévotion.
- J’ai appelé Catachrèse ce matin avant de passer au bureau N°1 d’Agotchilho…
- Vous y êtes déjà passé ?
- Eh oui, Arthur Malfort reprend des forces, je voulais le voir à son réveil… Lui aussi va nous apprendre beaucoup de choses. Mais pour la peau je manque de détails : raconte…
- Eh bien, l’ADN rend son identité indiscutable. La peau a été conservée dans de l’alcool. En boule, manifestement. On n’a pas cherché à la nettoyer ni même à l’écharner. En revanche, elle a dû être remplie, comme un sac, à un certain moment, et elle a certainement reçu des coups, de bâton ou de quelque chose comme ça : elle porte des marques, bien sûr post mortem, qui n’ont pas été trouvées sur le cadavre de Luis et qui ne sont pas non plus présentes sur celui du maire. Elle a été disposée vraiment comme une couverture, sur ses fesses. Face interne contre lui, poils dehors, mais… Les gars de Catachrèse sont très forts, ils ont fait une découverte étonnante : quatre cheveux blonds à l’intérieur de la peau, à la hauteur de la nuque, comme si la peau avait été disposée sur le dos d’un homme aux cheveux blonds. Parce qu’ils ont pu prouver qu’il s’agit bien de cheveux d’homme. Mais après un séjour de cinq semaines dans l’alcool, l’ADN risque de s’être trop dégradé pour être identifiable avec certitude…
- Tout cela est resté secret ? demande Ravot par acquis de conscience…
- Evidemment, patron, évidemment… Personne n’a rien révélé, et le juge ne sera mis au courant que par vous.
- C’est très bien, Lepif… Je ne sais pas où nous allons, mais je sais qu’on progresse…

 
C’est alors qu’Amélie est entrée.
 



[1] « Un jour, un pou dans la rueuue
Rencontra chemin faisant
Chemin faisant,
Une araignée bon enfant
Elle était toute veluuuue »

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