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TONTONRASPOUTINE SE PRESENTE

                                                     

l’auteur



Pour me présenter, je vous donne une photo que j’ai retrouvée, du temps où j’étais jeune et beau.

J’avoue avoir un peu changé depuis : je ne porte plus de chapeau.

Mais c’est ce que je fais qui est censé vous intéresser, et pas ma tronche.


Sabre au clair !

Sabre au clair


Scrogneugneu !

Si faut croire tout ce que con dit, ça se sauret !

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La généalogie se trouve dans l’article suivant.

Cela dit et toutes choses mises à part, depuis plusieurs années, c’est la même histoire qui se développe. 

  Alors, comme ça, un jour, aujourd’hui par exemple, j’ai décidé d’en livrer des extraits, pour le plaisir de voir ce qu’en pensent ceux qui se donneront la peine de les lire.

Ça se présente comme un feuilleton, en épisodes de quelques pages.


Que je promets de vous offrir à raison d’un épisode par jour.

 


 

Alors, bon amusement !


  Et n’oubliez pas :
 

Si faut croire tout ce que con dit, ça se sauret !

Car, comme le disait James d’Ostende, dans tous les cas, l’art en sort.


 

sauret1



 

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DOCUMENT EXCEPTIONNEL N°3



DOCUMENT EXCEPTIONNEL N°3


confesse


Retrouvé dans les archives de l’évêché de … (les sceaux sont illisibles) ce document unique porte la trace du passage de Raspoutine dans un couvent de sœurs Conceptionnistes qui n’a pu être identifié.

 
Il établit explicitement que Raspoutine y a été reçu en tant que Père-Confesseur. 

 
Il est complété par divers écrits assez confus, lettres et notes, qui en précisent le sens, mais qu’il serait trop long de détailler.

  En substance : les sœurs Conceptionnistes étaient souvent recrutées parmi les jeunes filles de bonne famille que leur entourage souhaitaient placer à l’abri des perversions liées à l’orientalisme à la mode en cette fin du XIXème siècle et au tout début du XXème, orientalisme qui pervertissait les couches sociales aisées.  D’où l’allusion à l’Islam. Mais à l’époque, c’était synonyme de plaisirs voluptueux et de bien vivre, voire de relâchement des mœurs. Pas encore de tchadors.

En particulier les familles bien pensantes, déjà secouées par les soubresauts de l’Affaire Dreyfus, et par les remous des conflits entre l’Etat Mécréant et l’Église (qui devaient déboucher en 1905 sur la loi inique de séparation des Églises et de l’Etat, ou de laïcité, comme disent aujourd’hui les Sans-dieu).

On a même parlé du « lotissement des consciences », sous l’influence de « l’Horrible Loti Mauresque », ce qui, bien plus tard, se trouvera résumé dans l’expression bien connue de « lotissement HLM », dont bien peu seraient aujourd’hui capables de donner l’origine.

  Les jeunes filles que la perversion avait hélas déjà atteintes, devaient se trouver régénérées par l’exercice d’une piété rigoureuse et collective, dont le point fort se trouvait être la Confession Communautaire, quotidienne, qui s’effectuait dans un lieu retiré du couvent.

  On y invitait parfois un Père-Confesseur particulièrement renommé. Raspoutine fut l’un de ceux-là, comme en témoigne le Document  ici présenté, et diverses autres notules laissées par de nobles Mères Supérieures.

 
Je n’en retiendrai qu’une, qui provient de Dunkerque, mais dont j’ignore si elle correspond au document concerné :

  « Le Père Raspoutine, rendu Furax par tant de péchés (écrit la Mère Novellita Nichonova, dont le patronyme laisse à penser qu’elle présente des ascendances pour le moins slaves, ce qui expliquerait ses affinités avec le personnage considéré), s’assied alors devant ses Pénitentes prosternées dans l’humilité, et déploie les grâces recluses en la Sainte Brouette (encore cette allusion à la Sainte Brouette dont le document N°1 nous a donné une image rarissime).

« Alors de se dresser, tel un Boudin Sacré, l’Esprit de la Brouette.

« Cobra sous le flûtiau, il cherche les issues où traquer le péché.

« Il sonde sans pitié et les cœurs et les reins.

(Là, la notule laisse un blanc, sans doute dicté par l’émotion, car elle a manifestement été rédigée sur le vif, comme en témoignent les taches, des larmes sans aucun doute, qui parsèment le papier pur chiffon utilisé par la Mère Novellita Nichonova).

« Amen (conclut-elle sobrement).

  La rareté de tels documents nous permet de concevoir l’énorme travail qu’a dû fournir Tonton Marcel pour nous les communiquer.

Nous nous garderons bien de lui demander à quelles complaisances il lui a fallu souscrire pour se faire ainsi ouvrir les archives secrètes des Conceptionnistes …


  Nous lui dirons simplement un grand merci.

 
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