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LE DIT DU PUTOIS

TONTON RASPOUTINE PROPOSE

     1) UN NOUVEL ÉPISODE DE SON FEUILLETONTON :

N°258 / LE DIT DU PUTOIS / P3C2E69

 
C’est l’histoire où Arthur Malfort, « Le Putois » de la Nouvelle Réna, prend la parole pour donner des conseils aux émeutiers. On parle de la rafle.

C’est la suite de :

N°257 /  CONTRE-ATTAQUE / P3C2E68

 
C’est l’histoire où quelques boules même pas puantes viennent à bout de l’agitation émeutière.


qui est la suite de :

N°256 / ÇA VA PÉTER / P3C2E67

 
C’est l’histoire où les émeutiers de la Nouvelle Réna se préparent à faire sauter la porte du journal.

qui est la suite de :

N°255 / L’ASSAUT / P3C2E66

C’est l’histoire où Varochaix, Maire autoproclamé de Saint Tignous sur Nivette, fait donner l’assaut à La Lanterne du Fort, le journal des Malfort.

qui est la suite de :

N°254 / LES LOIS D’ÉQUILIBRE / P3C2E65

  C’est l’histoire où Edgar Maupuis est fâché de devoir soutenir l’assaut que Varochaix donne au journal.

  Humevesne et Suceprout sont présentés ici (lien)

Note consacrée à Frère Jean, en Pages, c’est ICI

Nous découvrons le portrait ému que Tonton Marcel a fait de Frère Jean des Entonnoirs :

clocloorson

 
Sur Jean Raine, c’est ICI qu’il faut regarder (lien)

Et tant qu’on est dans la peinture, Philippe Jonneskindt, vous connaissez ? (lien)

 

  Il est bon, par ailleurs, de toujours en revenir aux fondamentaux :

  Une méditation sur la pétologie comparée des sauropodes et des Martiens et leurs conséquences théologiques se trouve ici : 

 
DE LA SOUPE / P3C1E37. 

 
Un rappel de la biographie d’Hilarion-Jovial de Sainte Fouillouse, de sa sœur Ordegale-Junie, de leur amie, Benoîte Franchon, de leur Méthode à 6000 et de leurs fins horribles, se trouve sur le présent lien.

 
On y trouve des liens de rappel pour ceux qui ont pris le train en marche. 

  2) LES DISTRAITS TROUVERONT ICI :

  LE RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE

  Et ici

 
LE RÉSUMÉ DE LA DEUXIÈME PARTIE

  3) RECHERCHEZ ET RETROUVEZ LES AUTRES ÉPISODES PAR
 

LA TABLE DES MATIÈRES


  Si vous avez faim, la Gastronomie, c’est encore ICI :

 
PETIT GOÛT DE NOISETTE (1) / P2C3E15b

 
4) ON TROUVE EN « PAGES »

  Le résumé de ce que nous avons à ce jour découvert sur

  EDVIGE ET LE VIKING DE CHALOSSE,

LES HOMMES POLITIQUES,
(là, il y a du nouveau : on s’intéresse aux rapports entre Barbe et Politique !)

  LE PEUPLE GOUM.

  5) SANS OUBLIER
 

la PRÉSENTATION de TONTON RASPOUTINE

  et sa GÉNÉALOGIE

 
  Cliquer sur les liens pour les suivre
 

JEAN RAINE

JEAN RAINE

 
Février 2007. 

 
En visitant l’exposition « Ensor et les avant-gardes de la mer », à Ostende, je suis tombé, c’est le cas de le dire, sur une grande peinture d’un Monsieur que je ne connaissais pas. 

  Banal, je n’en connais pas beaucoup.
 
J’étais venu voir les œuvres d’Ensor, et je tombais, donc, sur un grand tableau de Jean Raine.
 

broyeuse de tête à manivelle


Je trouvais que c’était mal éclairé, qu’il y avait trop de monde, trop d’œuvres, comme si les auteurs de l’exposition avaient voulu se livrer à une exploration encyclopédique d’un thème peut-être anecdotique.
 

Avec trop de très belles choses pour qu’il soit possible de les approcher vraiment, autrement qu’au travers du texte prédigéré d’un audioguide bavard. Et hop, au suivant, comme dirait Brel. 

  Mais je suis revenu, à contre-courant de la foule, pour revoir la « broyeuse de tête à manivelle », et j’aurais bien aimé y revenir encore et encore pour le revoir. Lorsque je repasserai par Ostende et par son Musée d’Art Moderne-sur-mer, bien sûr, j’y reviendrai. Mais c’est loin. En attendant, je me réfugie à la page 171 du catalogue, qui en livre une (mauvaise) représentation.
 
Et puis j’ai un peu fouillé. J’ai trouvé une richesse inouïe de recherches, de graphismes, de peintures, bien sûr, mais aussi de vidéos, de films, et de textes, comme celui-ci, extrait de projets écrits en vue d’une série d’émissions radiophoniques dédiées à la philosophie :

  Le jour où l’homme est né à la philosophie la situation se présentait à peu de choses près comme suit : un immense appétit de connaître mais peu de connaissances capables de le satisfaire. La situation est de nos jours radicalement à l’opposé : la masse des connaissances est plus grande que le nombre de questions qu’un homme à lui seul est capable de poser. Nous finissons par apprendre sans avoir le temps de nous interroger. Nous trouvons sans chercher. Il faut, c’est là le plus urgent, retrouver le sens de la question, et réapprendre à poser la question de manière obstinée. Seule l’obstination mesure réellement l’appétit de connaître. Seule elle trempe le désir d’aboutir. Il faut savoir vivre, sans se hâter de répondre, avec une question dans le cœur…
 
« Il faut savoir vivre, sans se hâter de répondre, avec une question dans le cœur »…


On notera en passant, que c’est l’attitude exactement inverse de celle qu’adoptent tous les « politiques », gourous ou curés de la Terre, qui, eux, a priori, SAVENT.

  Surréaliste, Cobra, animé, vivant, ce tableau au titre ubuesque m’est revenu en pleine poire (celle d’Eric Satie, sans doute) lorsque j’ai voulu « réveiller » la conscience d’un personnage perdu dans les limbes de la perte de soi. C’est pourquoi Arthur rêve « la broyeuse de tête à manivelle »… 

 
Arthur. Seulement Arthur.

En P3C2E10


 
On trouvera des documents, textes et vidéos sur les sites suivants :


http://www.jeanraine.com/

  http://www.jeanraine.org/
  http://www.henrichartier.com/-Raine-Jean-?id_document=545
 

8 novembre 2008 - Aucun commentaire
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L’ASSAUT / P3C2E66

P3C2E66 (Partie 3 / Chapitre 2 / Episode 66)

 
N°255 / L’ASSAUT / P3C2E66

C’est l’histoire où Varochaix, Maire autoproclamé de Saint Tignous sur Nivette, fait donner l’assaut à La Lanterne du Fort, le journal des Malfort.

 

C’est la suite de P3C2E65


Vendredi 17 juin
15 heures 30
La Lanterne du Fort


  Tout avait bien commencé, pourtant !

  A quatorze heures trente, les minibus s’étaient retrouvés devant le C’est tout naturel de Saint Tignous.
 

En dix minutes, on leur avait monté des porte-voix, et tous les initiés qui avaient été convoqués la veille et le matin même se trouvaient là. 

  Tout le monde avait embarqué, direction la Lanterne du Fort. 

  En route, les porte-voix avaient diffusé la musique rageuse de l’hymne d’exécration du Grand Putois, et appelé tous les sympathisants des Élus à les suivre pour une « Opération Pureté », pour laquelle ils recevraient une dotation de saucisses gratuites !

  Les porte-voix gueulaient : « Grâce à nous ! »
Et la foule répondait : « C’est du Propre ! »

 
Du billard.

  Ils partirent cinquante du C’est tout naturel, et se virent cinq cents en arrivant à la Lanterne.
 
La place devant l’immeuble du journal était noire de monde.

Les minibus verrouillaient les quatre voies  d’accès, et en filtraient la foule, ne laissant plus sortir ceux qui étaient entrés. Cette foule grossissait, chauffée par les saucisses et par les haut-parleurs qui diffusaient à fond les rythmes lancinants des guitares électriques appuyées de tambours, et excitée par les « Mort au Putois », « Grand Putois Putassier » qu’on lui faisait scander, en alternance avec « Grâce à nous ! C’est du propre ! ». 

  De la belle ouvrage. 

 
Face à tout cela, l’immeuble du journal avait fermé ses portes et clos ses volets.

  Varochaix était monté en haut du perron au pied duquel battait la marée des assaillants. Le porte-voix qu’il tenait à la main était relayé par ceux des camions, et il avait harangué la foule en délire en expliquant que cet endroit était la « honte de la ville », qu’on y trouvait une majorité d’étrangers même pas d’ici qui étaient incapables de parler comme les gens d’ici devraient parler. Des qui se moquaient de la Nouvelle Réalité Naturelle.

Des racailles.

Il avait même commencé à discourir en béarnais, mais il avait bien vite arrêté lorsqu’il avait constaté que son auditoire le regardait avec une totale stupeur et une incompréhension absolue (à l’exception de quelques égarés, directement issus du Nari, son cher parti National-Régionaliste, recyclés à la Mairie, et qui se reconnaissaient facilement au cri de guerre qu’ils lançaient en réponse à chacune de ses phrases :
Istrégoud ! Istrégoud !).

Il avait rattrapé le coup avec quelques « Grâce à nous ! C’est du propre ! », vite fait.

  Et puis il avait sommé les occupants du lieu à lui en livrer les clés et à se rendre à la Justice du Peuple. De son poing grassouillet, il avait alors frappé le volet de titane (peint en rouge basque et d’aspect faux bois très banal). 

  Le silence s’était fait dans la foule, dans l’attente du résultat de cette injonction héroïque.

  Rien ne se produisant, il avait recommencé, plus fort, allant jusqu’à donner quelques coup de pied pour affirmer son autorité huissière.

 
En vain.

  La foule, frustrée, avait repris ses cris, et il avait dû y aller de quelque rassurants « Grâce à nous… »

 
Et puis on avait amené, on ne sait d’où, deux grosses masses, apparemment très lourdes, et deux individus, deux costauds, Badisoche et Taisu, les plus gongs des assaillants, étaient sortis de la foule pour monter sur le perron.

  On avait applaudi, acclamé les deux héros, et les héros s’étaient mis à l’ouvrage et à taper comme des sourds sur les volets métalliques, écaillant à peine leur peinture, mais soutenus par le rythme des slogans scandés par la foule et par les haut-parleurs :
« Grâce à nous ! »… Bing !
« C’est du Propre ! »… Bang !
 
 Ils tapaient du marteau, et d’autres s’étaient mis à taper du pic dans les murs, griffant à peine leur crépi, malgré la frénésie des coups :
« Grâce à nous ! »… Bing !
« C’est du Propre ! »… Bang !

  Ça tapait de partout !
« Grâce à nous ! »… Bing !
« C’est du Propre ! »… Bang !

 
Certains tapaient du poing, d’autres tapaient du pied, et les guitares basses vous tapaient sur les nerfs. Une débauche d’énergie :
« Grâce à nous ! »… Bing !
« C’est du Propre ! »… Bang !

  Oui, ça avait bien commencé.